mercredi 14 mars 2012

Un zoo japonais tente sans succès d'accoupler deux ourses femelles

Depuis 2007, le zoo de Kushiro tentait d'accoupler deux ours polaires, avant de s'apercevoir que le mâle était en réalité une femelle.

Le zoo de Kushiro (nord du Japon) avait acquis un ourson en janvier 2005, dans l'optique de l'unir avec Kurumi, une ourse célibataire. La nouvelle recrue, baptisée Tsuyoshi, prénom d'un célèbre joueur de base-ball nippon, est vite devenue très populaire auprès des visiteurs. Mais au printemps dernier, à la saison des amours, Tsuyoshi n'a pas montré beaucoup d'intérêt pour sa compagne. "Nous avons pensé à l'époque qu'il était encore trop jeune", a raconté le gardien, Hiroyuki Kubono.




Puis après presque quatre ans de méprise, un détail a intrigué les employés du zoo: Tsuyoshi urinait de la même façon que Kurumi. "On s'est dit que c'était vraiment bizarre", a poursuivi M. Kubono.

Un premier test ADN a révélé que l'ours était très probablement de sexe féminin, mais les responsables du zoo ont voulu en avoir le coeur net et ont fait anesthésier l'animal afin d'examiner de près ses parties intimes: "C'est bien une femelle", a confirmé le gardien. Les dirigeants du zoo se demandent maintenant s'ils doivent garder Tsuyoshi, tellement apprécié des enfants, ou l'échanger contre un mâle, un vrai.

Ils ne sont pas les seuls à s'être fait piéger. Le "frère" de Tsuyoshi, adopté par un autre zoo et qui vient d'avoir trois ans, s'est lui aussi révélé... être une soeur.


 
 

mercredi 22 juin 2011

L'ours polaire lâché par l'Europe

L’interdiction du commerce international de l’ours polaire n’a pas été obtenue à Doha. L’Europe et le Canada l’ont refusée.

Très affecté par les conséquences du réchauffement climatique, l’ours polaire ne sera pas protégé davantage par la convention sur les espèces menacées. En mars 2010, son inscription à l’annexe I, qui interdit tout commerce international a été rejetée par une majorité des 175 Etats réunis en conférence à Doha, notamment l’Union Européenne.

Population en baisse de 30%

L’ours blanc était déjà inscrit depuis 1975 à l’annexe II de la Cites, qui autorise un commerce réglementé. L’espèce est menacée par la perte de son habitat en raison de la fonte des glaces arctiques.

Les ours s’épuisent à nager des kilomètres entre les fragments de banquise pour trouver de la nourriture. La population d’ours polaires a diminué de 30% en 45 ans.

Entre 20 000 et 25 000 individus vivent actuellement dans les zones arctiques, répartis entre les Etats-Unis, le Canada, le Groenland, la Norvège et la Russie.


Polémique sur le commerce illégal

Ce sont les Etats-Unis qui ont demandé une interdiction totale du commerce à la Cites. L’animal est surtout chassé pour sa peau, ses os et ses dents. Le Canada a refusé, arguant que seuls 2% des ours font l’objet d’un commerce chaque année, soit 300 bêtes, la plupart vendues par les communautés inuits.

Selon la délégation américaine, 700 ours seraient tués illégalement.


Marchandage indigne

L’Union européenne a voté contre l’inscription de l’ours polaire à l’annexe I, en s’appuyant sur la "bonne gestion" du commerce.

La Fondation Brigitte Bardot accuse l’Europe d’avoir soutenu le Canada après la fermeture du marché européen aux produits issus de la chasse au phoques. Elle dénonce un "marchandage indigne et profondément choquant".


Deux-tiers des ours polaires pourraient disparaître d’ici 2050

Washington (Reuters) - Les deux tiers de la population actuelle d’ours blancs pourraient avoir disparu vers 2050 si les prévisions actuelles de fonte de la banquise polaire se concrétisent, estime l’institut géologique des Etats-Unis.

Le sort des ours polaires pourrait être plus grave encore que ce l’on envisage, parce que les glaces de l’Arctique risquent de fondre plus vite encore que ce prévoient les modèles informatiques, ajoute l’institut, dans un rapport censé déterminer si l’ours blanc doit être considéré désormais comme une espèce menacée de disparition. 

"Les modifications prévues de l’état de la banquise, si elles se confirment, entraîneront la perte des deux tiers de la population actuelle d’ours polaires, d’ici le milieu du XXIème siècle", lit-on dans le rapport Reuters.


L'uurs polaire a besoin des glaces pour se rendre jusqu'à son garde-manger. Et il y a déjà quelques années que les écologistes tirent la sonnette d'alarme, à mesure que s'accumulent les observations d'ours polaires amaigris, freinés dans leurs élans par une large étendue d'eau, là où se trouvait il y a peu une large étendue de glace.

S'appuyant sur les estimations pessimistes, qui font état d'une fonte de la banquise de l'ordre de 9% par décennie, le Dr Andrew Derocher, de l'Université de l'Alberta à Edmonton, affirme que, à moins que cette fonte ne ralentisse, le redouté prédateur de l'Arctique risque de se retrouver fort démuni quand la brise d'été sera venue.

Il faut dire que toute la vie de l'ours polaire gravite autour des glaces flottantes. Il les utilise comme des radeaux pour se rendre jusqu'à ses endroits préférés, où il se nourrit principalement de phoques. Or, toujours en supposant que ce rythme de fonte des glaces se poursuive, les étés arctiques pourraient être carrément libres de glaces flottantes d'ici l'an 2050.

L'ours polaire est en effet menacé par le réchauffement du climat de la Terre. Nous produisons de plus en plus de gaz qui réchauffent l'atmosphère terrestre : le climat se modifie donc, ce qui a notamment pour effet de faire fondre les glaces des pôles.

La pollution joue également des mauvais tours aux ours polaires. Les matières toxiques que nous répandons dans la mer sont consommées par les petits organismes marins: ceux-ci sont à leur tour consommés par les poissons, qui sont eux attrapés par les phoques, ces derniers étant la proie des ours.

C'est ainsi que les ours emmagasinent les poisons qui se sont accumulés dans l'organisme des différents animaux qui composent ce que l'on appelle la pyramide alimentaire.



L'instinct maternel




L'ours blanc

L'ours polaire tout aussi appelé l'ours blanc, est l'un des plus gros carnivores terrestres. Ce mammifère peut peser jusqu'à 400 et 600 kg (même 800 kg si l'ours possède une taille de 2 à 3 m. de long) chez le mâle adulte.

La femelle adulte est deux fois plus petite que le mâle (soit 200 à 350 kg et de taille de 1,8 à 2 m.)

Ils peuvent avoir des prises de poids vraiment spectaculaires!

Par exemple, une femelle peut prendre 400 kg en seulement 9 mois!

L'ours blanc est comme tous les ours typiques après tout, il possède deux oreilles arrondies et une tête rectangulaire avec une jolie fourrure. Seulement, ce dernier possède un manteau blanc. Il la renouvelle de mai jusqu'en août.

L'ours polaire possède un plus long corps que l'ours brun et ainsi qu'un crâne plus volumineux et un cou plus allongé. En revanche, il a de plus petites oreilles.